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Questions – réponses

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Publié le : 08 décembre 2025
Famille, Femme & Société

Qui juge du divorce, des conflits ou tutorat ?

Question :

Question d’une jeune sœur de France :

As-Salâm ‘alaykoum wa rahmatouLlâh wa barakâtouh. Noble Cheikh, qu’Allâh soit bienfaisant envers vous et qu’Il bénisse vos efforts.

Je vis une situation où mon mari manifeste très peu d’attention, de tendresse et de proximité envers moi. Malgré mes rappels et mes efforts pour améliorer notre relation, rien ne change et cela affecte profondément notre lien conjugal. J’aimerais savoir si, en Islâm, ce type de manquement peut être considéré comme un motif légitime pour demander le divorce, tout en cherchant à agir de manière sage et conforme à la voie légiférée. BârakaLlâhou fîkoum.

Résumé de la réponse :

Lorsqu’on vit dans un pays sans juge islamique officiel, il est obligatoire de se tourner vers un centre islamique ou un imam de confiance pour trancher les différends. Même s’ils n’ont pas d’autorité officielle, ces savants ou imams peuvent jouer un rôle consultatif et arbitrer avec prudence et équité. L’objectif est de résoudre les conflits de manière conforme à la législation islamique.

Réponse :

Wa ‘alaykoum as-salām wa rahmatoullāh wa barakātouh,

Je vous encourage à vous rapprocher d’un centre islamique ou d’un imam de confiance dans votre région. Ils pourront, si nécessaire, vous réunir, écouter attentivement les différentes versions et rendre un jugement éclairé, fondé sur une connaissance plus approfondie de votre situation – ce qui m’est difficile à distance.

Aussi, Il est indéniable qu’un des grands malheurs qui touchent les musulmans résidant en terre de mécréance est précisément l’absence d’un pouvoir judiciaire islamique, capable de trancher entre les gens selon le Livre d’Allah et la Sounnah de Son Messager ﷺ.

Allah ﷻ dit :

إِنِ الْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ
(Sourate Youssouf, verset 40)

{ Le jugement n’appartient qu’à Allah.}

Allah ﷻ dit également :

فَلَا وَرَبِّكَ لَا يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ
(Sourate An-Nissâ, verset 65)

{ Non, par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans leurs différends…}

Cela prouve l’importance capitale de se référer à un jugement islamique dans toute affaire, notamment celles aussi graves que le tutorat, les conflits de couple, la dissolution du mariage, la garde des enfants ou tout autre conflit en général.

Dans les pays musulmans où le système judiciaire est (au moins partiellement) basé sur la charî‘ah, ce genre de situation est réglé devant le qâdî (juge islamique), qui a la compétence légale pour trancher les différends conjugaux et, si nécessaire, annuler un mariage.

Lorsqu’on vit dans un pays non musulman comme la France, où il n’existe ni tribunal islamique, ni juge appliquant la charî‘ah, ni autorité reconnue ayant pouvoir exécutif, on ne peut pas, pour autant, laisser les affaires des musulmans sans solution.

Les savants ont indiqué qu’en l’absence d’un juge islamique officiel, les musulmans doivent se tourner vers ce qui s’en rapproche le plus : un centre islamique, des comités compétents, des personnes de science ou imams de confiance. Même s’ils ne disposent pas d’une autorité judiciaire officielle, leur rôle est de trancher les affaires selon leurs capacités, en s’appuyant sur les preuves religieuses et les règles juridiques, afin d’assurer un jugement conforme à la législation islamique.

Beaucoup d’imams en France ou ailleurs ne disposent ni d’une formation juridique complète, ni d’un statut officiel leur conférant autorité judiciaire. Toutefois, si un imam est connu pour sa science, son équité, et qu’il est reconnu dans sa communauté, il peut jouer ce rôle à titre consultatif ou arbitrer avec l’accord des deux parties.

Mais cela nécessite que l’imam soit prudent, qu’il ne s’empresse pas de délivrer un jugement, qu’il réunisse les différents belligérants impliqués afin d’écouter leurs versions, et qu’il retourne à plus savant que lui si besoin.

Après cela, les belligérants peuvent faire notifier au tribunal du pays dans lequel ils se trouvent, un règlement du contentieux ou du conflit ou séparation à l’amiable, les décisions données par cet imam. En conclusion, on ne peut laisser les musulmans sans solutions pour régler leurs différends, notamment dans des affaires aussi graves que le mariage et ses conséquences.

L’absence d’un juge islamique ne justifie pas l’absence de jugement : il est donc obligatoire de rechercher la solution la plus proche et la plus conforme à la Législation islamique.

Je vous recommande d’écouter ces rappels généraux, extrêmement utiles. Ils contiennent, bi-idhnillâh, des clés essentielles pour résoudre de nombreux problèmes conjugaux si les deux parties les appliquent avec sincérité pour la Face d’Allâh :

– Conseils concernant les conflits de couples


– L’épouse vertueuse & le danger du féminisme


– Elle a des problèmes avec ses beaux-parents


Vous trouverez dans le lien ci-dessous dans l’explication du Hadith, ce même sujet traité :


Qu’Allah vous octroi une issue à vos problèmes et vous facilite la voie vers la piété.

Toutefois, Allah ﷻ est Le plus savant.

Source : www.dourous-sounnah.com

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