Le mariage civil
Question :
As-Salam ‘alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh. Noble cheikh, qu’Allah soit bienfaisant envers vous et qu’IL bénisse vos efforts. Pourriez-vous répondre à ma question ci-dessous ? BarakAllahou fikoum :
Je souhaiterai savoir si le mariage à la mairie dans un pays non musulman n’est pas illicite. Que dit notre religion par rapport à cela ? Merci d’avance.
Résumé de la réponse :
Le mariage valide en Islam est le nikâh réunissant ses conditions. C’est lui seul qui rend l’union licite.
Le mariage civil, dans un pays mécréant, est à la base interdit, car il comporte des éléments contraires à la législation islamique et ne constitue pas un mariage religieux.
Cependant, il peut être toléré par nécessité administrative, à condition de ne pas lui accorder de valeur religieuse ni approuver ce qui contredit la loi d’Allah.
Concernant le régime matrimonial, la séparation de biens est la plus conforme à l’Islam, car chacun conserve ses biens et le mari reste responsable des dépenses du foyer.
Réponse :
Wa ‘alaykoum as-salām wa rahmatoullāh wa barakātouh,
Qu’Allah vous accorde la clairvoyance dans votre religion.
Concernant le mariage à la mairie, il est important de distinguer entre le mariage religieux (nikâh) et l’enregistrement civil.
En Islam, le mariage valide est celui qui réunit les conditions légiférées : le consentement des deux époux, la demande et l’acceptation, la présence du tuteur (walî) pour la femme, deux témoins musulmans, une dot (mahr) et l’absence d’empêchement religieux.
C’est ce contrat qui rend l’union licite devant Allah.
Le passage à la mairie, quant à lui, ne constitue pas un mariage religieux et ne suffit pas à rendre la relation licite s’il n’y a pas eu de nikâh conforme à la Charî‘ah. Il s’agit d’une formalité administrative permettant la reconnaissance légale du couple dans tous les pays du monde.
À la base le mariage civil dans un pays mécréant est interdit car la cérémonie est un rituel comportant de nombreux rites polythéistes et athés : tels que la présence de statues et la glorification des lois des mécréants.
Cependant certifier le mariage administrativement est devenu une nécessité afin de préserver la filiation, accomplir le hajj et la omra, et pouvoir aller vivre dans un pays musulman.
C’est pourquoi cette démarche administrative peut-être licite, à condition :
– de ne pas croire que ce mariage civil remplace le nikâh,
– de ne lui accorder aucune valeur,
– et de ne pas approuver ce qui contredit clairement la loi d’Allah, en détestant dans son cœur leurs lois contradictoires à la loi d’Allah et en ne donnant aucune légitimité à leur cérémonie païenne et associatre.
Le musulman vivant dans un pays non musulman peut procéder à cet enregistrement pour des besoins administratifs, tout en sachant que la validité religieuse de son union repose uniquement sur le contrat islamique.
Concernant le régime matrimonial, la séparation de biens est le régime le plus proche des principes de l’Islam.
En effet, en Charî‘ah, les biens de l’épouse restent sa propriété exclusive, et ceux du mari demeurent les siens. Il n’y a pas de fusion automatique des patrimoines, et la charge financière du foyer incombe au mari.
Toutefois, Allah ﷻ est Le plus savant.
Nous utilisons des cookies et des technologies similaires pour améliorer votre expérience sur notre site web.

Laisser un commentaire