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Oustadh :
‘Othman Abou Laïth Al-Armany

Série de cours (étude de livres)

Cours donnés à la grande Mosquée de Ar-Rachidiyyah située dans la ville de Dubaï – UAE
Tous les vendredis entre le mois de Rabi’ Al-Âkhir et Rajab 1441 de l’Hégire – 2019.

Retranscription :

Le texte ci-dessous est une retranscription de la série de cours. Il a été écrit par des bénévoles — qu’Allah les récompense. Il se peut qu’il contienne des erreurs. N’hésitez pas à nous les signaler via les commentaires en bas de page.

Introduction :

Nous allons commencer aujourd’hui la lecture et l’explication du livre « Les 40 hadiths de Nawawi ». An-Nawawi, c’est Yahya ibn Muri ibn Hassan ibn Hussein ibn Muhammad ibn Joum’ah ibn Hizam. Sa Kuniya, c’était Abu Zakariya, bien qu’il n’ait pas eu d’enfant. En effet, il est permis en Islam de prendre une Kuniya même quand on n’a pas d’enfant.

Et il faisait partie des savants qui sont restés célibataires comme Sheikh Al-Islam ibn Taymiyya رحمه الله, non pas parce qu’ils se sont interdis le mariage, comme certains égarés se l’interdisent alors qu’Allah l’a autorisé ou même l’a encouragé. Mais tout simplement, ils n’ont pas eu l’occasion, ils étaient trop occupés avec la science et ils sont morts avant de pouvoir y penser et pouvoir mener ce mariage.

D’ailleurs, l’Imam Ahmed ibn Hambal, c’est mariage après l’âge de 40 ans. Pour l’époque, 40 ans, ce mariage a 40 ans, c’était presque l’âge de la retraite. Tellement, il était occupé par la science et le hadith. Mais la Sounnah du Prophète صلى الله عليه وسلم, c’est ce qui est de mieux à suivre. Pour celui qui en est capable, comme le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Ô vous les jeunes, celui qui a la capacité d’entre vous de se marier, qu’il se marie ». Ça, c’est la Sounnah du Prophète صلى الله عليه وسلم.

Mais on explique cela pour expliquer leur excuse, pourquoi dans leur cas ils ne se sont pas mariés, ou certains ont retardé le mariage, non pas pour les prendre en exemple. Car l’exemple, c’est le Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم. Les gens l’ont surnommé « محي الدين », mais lui, il détestait ce nom, ce surnom accorde l’éloge qui s’y trouvait dans ce surnom. D’ailleurs, il est réprouvé en Islam de porter des noms, des prénoms, ou des surnoms dans lesquels il y a un éloge de ce type.

Sa généalogie remonte à Hizam, qui est le père de Hakim ibn Hizam, le compagnon du Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم, Hakim qui était le compagnon, pas Hizam. Il est né رحمه الله, en l’an 631 de l’Hégire, à Nawá, d’où son surnom an-Nawawi qui est une ville en Syrie. Il mémorisa le Coran très tôt avant la puberté, et il a pris au début dans son village, dans sa ville auprès des gens de sciences, les bases des sciences religieuses, puis à l’âge de 19 ans son père l’amena à Damas, où il résida dans l’école Rawahiya.

Il a étudié dans cette école les différentes sciences religieuses, que ce soit la jurisprudence, les fondements de la jurisprudence, le hadith, ses sciences, la grammaire, l’exégèse, etc. Ensuite, il devint enseignant dans cette même école, grâce notamment à sa détermination et à ce que l’on espère de sa sincérité, car Allah seul connait la sincérité d’une personne, qui fit de lui le maître de l’école shafi’ite de son époque.

Donc c’est une référence dans la science en général, et une référence encore plus précisément dans l’école, dans le madhab de l’Imam ash-Shafi’i رحمه الله. Surtout à son époque, même après son époque, même aujourd’hui. Il récitait رحمه الله douze leçons par jour à ses professeurs, douze matières différentes.

Afin d’accorder le maximum de temps à la recherche de la science et à l’écriture. An-Nawawi رحمه الله mangeait très souvent un seul repas par jour après le Isha. Il donnait tout son temps à la science, il est rapporté que pendant plusieurs années, son flanc n’a pas touché le sol, il ne dormait que assis. Tellement il était occupé dans l’étude, l’apprentissage et l’écriture. Il a eu de nombreux professeurs émérites et de nombreux élèves. Concernant ses écrits, Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى a mis la baraka dans son temps, car il est né en 631, il est mort en 676, donc il a vécu combien de temps déjà ? 45 ans, d’accord.

Mais il a commencé à écrire en 660, donc en 16 ans, il a écrit tous les ouvrages que l’on connaît de lui-même, en 16 ans seulement رحمه الله.

Ceci montre aussi que les savants, ils ne s’empressaient pas d’écrire, ils ne s’empressaient pas de prendre la parole, ils attendaient de maîtriser les sciences, d’être reconnus comme telles avant d’écrire dans un sujet.

Pas comme aujourd’hui, tout le monde écrit, tout le monde parle, tout le monde a un avis. Même si il n’a rien dans la science, alors on ne parle même pas du débutant dans la science, qui n’a pas à parler en vérité, ni écrire. Mais les savants anciennement, comme il n’y avait pas les réseaux sociaux, qui donnaient un minbar, une chaire, à tout ignorant pour parler, alors ils ne pouvaient pas parler les ignorants. Dans les assises, personne ne les écoutaient, personne ne leur donnaient d’importance.

Les domaines de la science, ils étaient restreints aux gens de sciences. C’est à dire même les paroles que les savants disaient, qui étaient des choses qui n’étaient pas spécialement bonnes à transmettre à tout le monde, elles restaient restreintes dans le domaine des gens de sciences, ça s’étalait pas au commun des gens.

Ils savaient ce qui devait se dire dans les assises de sciences, qui ne devaient pas sortir de ces assises, et ils savaient ce qui devait se dire au commun des gens, des choses qui leur sont utiles et profitables, sans les rentrer dans des détails, de questions qui peuvent les déranger dans leur religion, ou leur nuire, ou les rentrer dans des sujets qu’ils ne maitrisent pas.

Mais avec la démocratisation des moyens de communication, une parole dite, ensuite une seconde plus tard, elle est dans les quatre coins du monde. Mais est-ce que c’est une bonne chose ? Non, ce n’est pas une bonne chose dans l’absolu, car avec cela, il n’y a pas un contrôle et une maîtrise de ce qui doit être répandu, de ce qui ne doit pas être répandu, de ce qui doit être dit, de ce qui ne doit pas être dit, de ce que seulement les étudiants peuvent comprendre, ou les savants qui restent dans leur cercle, et de ce qui doit sortir au cercle du commun des musulmans. Donc ceci montre cela.

Il n’a écrit que dans les 16 dernières années de sa vie. Pourtant, il était déjà reconnu pour sa science très jeune, très jeune رحمه الله. Il a écrit de nombreux livres, ouvrages, et certains d’entre eux sont très volumineux, ce n’est pas des petits ouvrages, comme le Majmou’ Sharh al-Mouhadhab, dans le madhab de l’Imam ash-Shafi’i, et même il parle de tous les madhahib. Il a écrit des livres dans le fiqh, dans le hadith, dans les sciences du Coran, dans la langue arabe, et Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى a fait profiter beaucoup de ces ouvrages.

Nous connaissons tous le livre d’explications de Sahih Mouslim, qui est le plus répandu, le plus connu, c’est l’explication d’An-Nawawi رحمه الله. Les 40 hadiths de an-Nawawi que nous allons étudier maintenant, il n’y a presque pas une maison de musulmans dans le monde qui n’a pas ce livre. « Riyad as-Salihin », son livre de « Al-Adhkar », il est connu, « Al-Adhkar », sur tout ce qui concerne les évocations et l’invocation d’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى, il est très connu. Donc Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى, a mis la bénédiction dans ses écrits et il a voulu تَبَارَكَ وَتَعَالَى, que ses ouvrages restent et se répandent et reçoivent une acceptation générale de la communauté musulmane.

Concernant la croyance d’An-Nawawi, il faut savoir qu’il a eu des paroles ou des positions qui sont erronées concernant la croyance dans lesquelles il a interprété les Noms et les Attributs d’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى. Certains Noms et certains Attributs d’Allah de la manière des gens de l’innovation. Mais c’était un savant de la Sounnah qui défendait la Sounnah, qui défendait le Quran, qui s’est trompé, qui a fait son effort d’interprétation, qui s’est trompé, il faut savoir que l’ambiance générale et l’éducation qu’une personne reçoit jouent un grand rôle sur cela.

Donc quand l’éducation reçue est sur une voie et l’ambiance générale autour de cette éducation est sur cette voie-là, il est très difficile après de se libérer complètement de tout cela. Même avec un certain niveau de science, on arrive à se libérer de certaines choses, mais c’est très difficile de se libérer totalement de l’éducation et de l’ambiance dans laquelle on est.

Malgré cela, il a été reconnu par les savants de la Sounnah comme faisant partie des savants de cette communauté et ils ne l’ont pas jugé innovateur. Ils ont considéré certaines de ces paroles comme étant des paroles déviantes, mais on espère qu’Allah lui pardonnera avec la mer des hassanat et tout le bien qu’il a fait.

Et surtout, les fondements qu’il avait qui étaient de retourner au Coran, à la Sounnah. Non pas comme le fondement des innovateurs qui remettaient en question les hadiths du prophète صلى الله عليه وسلم ou qui remettaient en question le fait de revenir à la voie des pieux prédécesseurs, ce qui n’est pas le cas d’An-Nawawi رحمه الله.

Et parmi ses vertus, c’est que cet illustre savant رحمه الله fait parti de ces gens qui avaient divorcé ce bas-monde. Il lisait constamment et beaucoup le Coran. Il évoquait beaucoup Allah. Il renonça à la vie présente et se tourna vers la vie dernière depuis son jeune âge. Il portait des vêtements en coton et le turban comme c’était l’habitude des arabes et des musulmans à cette époque. L’Imam adh-Dhabi رحمه الله décrit An-Nawawi en disant le Sheikh, l’Imam, l’exemple, le hafidz, le théologien, l’ascète, le dévot, le moujtahid, l’Imam muhiddin abou Zakariya an-Nawawi. Il faisait beaucoup de bonnes œuvres, il consacrait souvent de longues veillés à l’adoration et à l’écriture de livres.

Adh-Dhabi رحمه الله explique qu’il était notamment connu pour ses écrits et le fait de faire profiter aux autres de sa science. Aussi pour son effort dans l’adoration d’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى, le jeûne, la prière de nuit, le rappel d’Allah, la patience dans le fait de mener une vie austère, il ne riait que peu et il ne perdait jamais son temps dans le jeu et les futilités. Il était nuit et jour occupé par la recherche de la science, la purification de l’âme et l’amélioration de son comportement. Qu’Allah nous permette d’être en ce temps !

Il tomba malade et il décéda à Nawa, dans la maison de ses parents en 676 de l’Hégire à l’âge de 45 ans. Les habitants de Damas et de ses environs avaient pleuré sa mort et avaient regretté la perte de ce grand savant رحمه الله. Le Sheikh ‘Atiya Salim رحمه الله a dit que les savants spécialistes dans la science des hommes, et les muhaddithin, ainsi que les fouqaha, les savants de la jurisprudence, sont unanimes sur le fait d’affirmer qu’An-Nawawi était un savant émérite, un ascète, un homme ayant beaucoup de scrupule et un jurisconsulte et un muhaddith رحمه الله.

An-Nawawi رحمه الله, après avoir fait la prière de l’istikhara, après avoir fait la prière de consultation, rédigea ce livre, des 40 hadiths d’An-Nawawi, les hadiths du Prophète صلى الله عليه وسلم. Et il s’est basé sur cela sur deux hadiths. Le premier, la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : « Qu’Allah illumine le visage d’un homme qui a entendu mes propos, les a bien gardés dans sa mémoire et les a transmis comme il les a entendus ».

Et il s’est basé aussi sur le hadith que celui d’entre vous qui aura été témoin de mes dires, le transmette, transmette cette connaissance à l’absent. « Celui d’entre nous qui a été témoin de mes dires, qu’il le transmette à l’absent ».

Cet ouvrage est l’un des plus connus d’An-Nawawi. Il contient exactement 42 hadiths si on compte par nombre de rapporteurs de hadiths et 43 si on dénombre le nombre de hadiths exacts. Alors pourquoi elle a été appelé les 40 hadiths, s’il y a 42, 40 ou 43 hadiths ? Il faut savoir que chez les arabes, c’est connu. Quand on dit 40 hadiths, ça veut dire une quarantaine. 38, 39, 40, 41, 42, ils disent 40. Ils ne font pas attention aux virgules on va dire, aux chiffres un petit peu en plus un peu en moins. Ils peuvent dire les 40 hadiths, ça sous-entend une quarantaine et non pas juste pile 40.

Il faut savoir que de très nombreux ouvrages ont été écrits réunissant 40 hadiths, avant an-Nawawi رحمه الله, de très nombreux ouvrages. Mais les ouvrages qui ont été écrits auparavant, qui réuniraient 40 hadiths, ils étaient dans un sujet précis. 40 hadiths dans le jihad, 40 hadiths dans la politesse, 40 hadiths dans l’ascétisme, 40 hadiths dans la médecine, 40 hadiths dans la vertu de telle ville. Par exemple, “الأربعين المكية” les 40 hadiths dans les vertus de Makkah.

Mais le livre d’An-Nawawi, c’est 40 hadiths dans tous les chapitres de l’Islam. C’est comme s’il avait voulu réunir les fondements essentiels de l’Islam en 40 hadiths. Et chacun de ces hadiths contient une des règles fondamentales, une des règles fondamentales de l’Islam. Donc ces 40 hadiths, ils résument les principes essentiels de l’Islam. Et il y a eu beaucoup, beaucoup de savants qui ont expliqué ces 40 hadiths, que ce soit les anciens, comme ibn Daqiq al-‘Id, comme ibn Rajab, ou les contemporains. C’est-à-dire les savants ont donné une importance à ce livre, du fait qu’ils se sont attelés à l’expliquer aux gens et à le transmettre.

Et les savants, comme Cheikh al-‘Othaymin رحمه الله, disent, ce qui apparaît, c’est que ce sheikh an-Nawawi, a dû faire son œuvre avec une grande sincérité, pour qu’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى, face cette œuvre perdurer, ces livres là, et être dans chaque maison de musulman. Effectivement, la sincérité d’une personne, en plus du fait de chercher à être sur la bonne voie, est une des plus grandes causes pour qu’Allah mette la bénédiction dans cette œuvre.

Comme l’Imam Malik رحمه الله, quand il a écrit le muwatta, il y a plein de savants à son époque et de gens qui ont écrit aussi des muwattah, muwatta, muwatta, muwatta, muwatta. Ils sont venus le voir et ils lui ont dit, il y a plein de muwatta, plein de gens ont fait comme toi, ils ont écrit des muwatta, il a dit : il ne restera de cela que ce qui a été fait pour le visage d’Allah. Et les savants, ils ont dit, soubhan Allah, que c’est comme si tous les autres muwattah ils ont été jetés dans les puits et il n’est resté que celui de Malik رحمه الله. Ça ne veux pas dire qu’ils n’ont pas été sincères, mais sûrement que la sincérité de l’Imam Malik était plus forte. En plus du fait que c’était un imam de cette communauté. Qu’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى a voulu que son livre, reste et soit transmis dans tous les horizons.

La plupart des hadiths qui sont mentionnés dans l’ouvrage de an-Nawawi sont tirés de Al-Bukhari et Muslim. Pas tous, et vous allez voir, on va même citer le nombre de hadiths qu’il y a, dans Al-Bukhari et Muslim ensemble ou bien dans l’un ou bien dans l’autre. La tête, je crois qu’il y en a 29 sur les 40.

Dans son livre, an-Nawawi ne mentionne pas les chaînes de transmission en entier, ceci afin de faciliter la mémorisation aux débutants. D’ailleurs, ce livre est un bon livre pour les débutants. Car il n’y a que 40 hadiths, ce n’est pas un très grand nom. Ces 40 hadiths parlent de tous les domaines de l’Islam. Donc c’est vraiment un livre très appréciable à enseigner aux débutants et à ré-enseigner aux confirmés et même aux avancés.

Et ces 42 hadiths, ils montrent cette faculté qu’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى a donné au Prophète صلى الله عليه وسلم d’exprimer beaucoup de sens en très peu de mots. Comme il est venu dans les 2 Sahihs, « On m’a envoyé avec la faculté d’exprimer beaucoup de sens avec peu de mots ».

Alors sans plus attendre nous allons lire l’introduction que an-Nawawi a fait à son livre. Donc je ne vais pas la lire en arabe parce que c’est un peu long, je vais la lire directement en traduction française et faire quelques annotations sur l’introduction. Puis si Allah nous donne le temps nous commencerons par le premier hadith juste après cela.

Donc l’introduction de An-Nawawi : بسم الله الرحمن الرحيم – La louange est à Allah le Seigneur des mondes, celui qui veille éternellement à la bonne marche des cieux et de la terre et qui pourvoit au besoin des créatures. C’est lui qui a envoyé les messagers, sur eux les louanges et le salut d’Allah, pour guider les créatures légalement responsables, et pour leur exposer les règles de la religion. A cet effet il les a pourvues de preuves indubitables et d’arguments clairs. C’est Lui que je loue pour tous Ses bienfaits et c’est Lui que j’implore afin qu’Il m’ajoute de Sa bienfaisance et de Sa générosité. J’atteste qu’il n’y a nulle divinité digne d’être adoré si ce n’est Allah, seul et sans associé, L’unique et L’invincible, le Généreux et le Pardonneur. Et j’atteste que notre Maître Muhammad est Son serviteur et son envoyé, son bien-aimé et son plus grand ami, la meilleure de Ses créatures. Celui qu’Allah a honoré par la révélation du Coran inattaquable, miracle permanent à travers les temps et par la Sounnah, tradition prophétique, lumière pour ceux qui quêtent la bonne direction. Allah l’a privilégié, par le fait qu’avec peu de mots il dise beaucoup de sens et par une religion qui n’impose aucune gêne. Que les éloges et le salut d’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى soit sur lui et sur tous les prophètes et les envoyés ainsi que leurs familles et tous les serviteurs vertueux.

Puis il a dit : ceci dit on nous a rapporté selon de nombreuses chaînes de transmission et diverses variantes, d’après Ali ibn abi Talib, Abdullah ibn Mas’ud, Mu’adh ibn Jabal, Abu ad-Darda, Ibn Omar, Ibn Abbas, Anas ibn Malik, Abu Hureira et Abu Sa’id al-Khudri رضي الله عنهم أجمعين que le message d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui retiendra, de ma communauté, 40 hadiths concernant sa religion, Allah le ressuscitera le jour de la résurrection parmi les juristes et les savants », selon une autre version, « Allah le ressuscitera juriste et savant ». Dans la version d’Abu ad-Darda رضي الله عنه , le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit : « J’intercéderais et témoignerais en sa faveur le jour de la résurrection. Dans la version ibn Mas’ud il lui sera dit : entre au paradis par la porte de ton choix » et dans la version d’ibn Omar رضي الله عنهما : « il sera inscrit au nombre des savants et sera ressuscité parmi les martyrs ». Cependant les érudits parmi les traditionnalistes sont unanimes à affirmer que ce hadith est faible bien que ses voies de transmission soient nombreuses.

La première remarque, c’est ce que le Sheikh a dit à la fin, d’avoir cité tous ces hadiths. Parfois il y a des hadiths qui ont des chaînes de transmission nombreuses mais elles sont tellement faibles les unes et les autres qu’elles ne peuvent pas se renforcer. Il n’y a que les hadiths dont les chaînes de transmission sont peu faibles, proches de ce qui est accepté, qui peuvent se renforcer l’un l’autre et devenir des hadiths acceptables. Mais quand ils sont trop faibles ils ne peuvent pas se renforcer et c’est le cas de ce hadith qui, selon la grande majorité des savants, et non pas l’unanimité parce que certains ont dit qu’il était acceptable mais la grande majorité des savants, ce hadith est faible. Malgré les différentes chaînes de transmission qu’il comporte.

Puis il a cité : quant aux recueils que les savants, qu’Allah les agréés, ont consacré à ce sujet, ils sont innombrables. Le premier parmi eux qui a écrit sur ce sujet et d’après ce que j’en sais Abdallah ibn al-Mubarak, vient ensuite Muhammed ibn Asalam at-Tusi, le savant très pieux, puis al-Hassan ibn Soufian an-Nasa’i et Abu Bakr al-Ajurry et Abu Bakr Muhammed ibn Ibrahim al-Asbahani, ad-Daraqutni, al-Hakim, abu Nu’aim, Abu Abderahman as-Sulami, Abu Sa’id al-Malini, Abu Othman as-Sabuni, Abdellah ibn Muhammed al-Ansari, Abu Bakr al-Bayhaqi et d’innombrable autres auteurs aussi bien parmi les devanciers que parmi les modernes .

Il dit ça en son temps. Donc tous ses savants dont je vous ai cité les noms, c’est ceux qui ont déjà écrit les hadiths, des livres, des ouvrages, réunissant 40 hadiths, mais chacun dans un sujet précis, comme on l’a dit précédemment.

Puis, le Sheikh a dit : j’ai demandé à Allah de me guider afin de rassembler 40 hadiths, prenant en exemple ces imams illustres et gardiens de l’Islam. Les savants autorisent à l’unanimité l’application du hadith faible lorsqu’il s’agit d’une œuvre méritoire.

Donc ici annotation : Non, les savants n’autorisent pas à l’unanimité, quand ils s’agit des actes méritoires, d’utiliser hadiths faibles. Il y a une partie des savants qui l’autorisent. Bien que ce qui est plus juste, c’est que ce n’est pas autorisé d’utiliser des hadiths faibles, même dans les actes méritoires. Sauf, si il y a quelque chose qui vient le renforcer, comme la parole fiable et authentique d’un compagnon, ou bien une unanimité des savants. Par exemple, il y a une unanimité des savants sur un sujet et il y a un hadith faible qui vient le renforcer, qui va dans le même sens. Là, on peut l’utiliser. Ou bien il y a la parole d’un compagnon du Prophète صلى الله عليه وسلم authentifié et il y a un hadith faible qui va dans le même sens. Là, on peut l’utiliser. Mais sinon, on n’utilise pas les hadiths faibles, même dans les actes méritoires. Et les hadiths authentiques sont tellement nombreux qu’ils nous suffisent, en réalité, plutôt qu’utiliser des hadiths faibles. En plus, en utilisant des hadiths faibles dans certains actes méritoires, ça nous pousse à délaisser certains autres actes qui sont eux, unanimement reconnus authentique. Parce que l’homme ne peut pas, par exemple, dans les invocations à dire matin et soir, dans les invocations à dire toute la journée. Il y a des centaines et des centaines et des centaines de hadiths rapportés. Si on se suffit des hadiths authentiques, déjà, on n’arrive pas à tous les pratiquer. Alors si on y rajoute les hadiths faibles, alors à cause de cela on va délaisser d’autre hadiths authentiques. Les savants autorisent à l’unanimité l’application du hadith faible lorsqu’il s’agit d’une œuvre méritoire.

Puis il a dit : cependant, (donc le Sheikh revient dans son introduction et il dit) cependant, je ne m’appuie pas sur ce hadith, mais plutôt sur ce que dit le prophète صلى الله عليه وسلم dans les hadiths authentiques : « Que celui qui est présent transmette à celui qui est absent. Qu’Allah rende radieux le visage d’une personne qui, entendant mes propos, les saisit bien et les retient puis les transmet en l’état ». En outre, il est des savants qui ont sélectionné 40 hadiths sur les fondements de la religion, d’autres sur ses ramifications, d’autres encore sur le combat dans le sentier d’Allah, sur l’ascétisme, sur les règles de politesse ou sur les sermons, tous ces desseins sont bons. Qu’Allah soit satisfait de ceux qui les ont mis au grand jour. Quant à moi, (donc le Sheikh dit), quant à moi, j’ai jugé bon de rassembler 40 hadiths qui sont plus importants encore, car ils couvrent l’ensemble de ces thèmes et exposent les règles fondamentales de l’Islam. Les savants ont qualifié chacun de ces hadiths de piliers et de pivots de l’Islam, ou bien de moitié de l’Islam ou du tiers de l’Islam, etc.

Puis il dit (et c’est la fin de son introduction) : ensuite j’ai veillé à ce que ces 40 hadiths soient authentiques.

Donc il dit, j’ai veillé à ce que ces 40 hadiths soient authentiques, par rapport à ce qu’il considérait, à son effort, c’est un muhaddith, c’est un savant du hadith. Bien qu’il y a des hadiths sur lesquels il y a des discussions, et on va voir que certains même, selon, après recherche et selon ce qu’ils sont plus juste, ils sont faibles. Ça c’est un. Deuxièmement, quand il dit authentique, c’est au sens large, ce n’est pas au sens terminologique. Parce que chez les savants du hadith, authentique au sens large, ça veut dire ce qui est authentique et ce qui est hassan, qui est acceptable. Alors que dans la terminologie du hadith, authentique, cela ne rentre pas dedans les hadiths hassan, les hadiths bons, acceptables. Donc lui ici, quand il dit authentique, au sens large, c’est-à-dire accepté, que ce soit hassan ou bien sahih.

Puis il dit : d’ailleurs la plupart d’entre eux, figurent dans les deux recueils authentiques de al-Bukhari et de Muslim, je les cite sans leur chaîne de transmission, afin d’en faciliter la mémorisation et de généraliser nos profits qu’on peut en tirer. Si Allah, le Très-Haut, le veut. Je les ai ensuite fait suivre d’un chapitre où sont expliqués les termes qui pourraient présenter quelques ambiguités.

Ce chapitre n’existe plus dans les… on l’a plu. Il n’est pas transmis, il est perdu.

Puis il dit : toute personne qui aspire à la vie ultime, se doit de connaître ces hadiths, en raison des importantes idées qu’il renferme et de leur indication concernant les actes d’obéissance. Ceci est évident pour qui y réfléchit. Je compte sur Allah et c’est à Lui que je m’en remets et c’est sur lui que je prends appui. C’est à lui qu’appartienne la louange et le bienfait. Et c’est lui qui accorde le succès et l’infaillibilité. Bien que l’infaillibilité dans les domaines de la science n’est due qu’au Prophète صلى الله عليه وسلم.

Et soubhan Allah, ceci est une sagesse. Quand on voit un illustre savant comme lui ou d’autres, qui ont pu se tromper sur des points de la croyance, ça montre que l’être humain n’est pas infaillible, sauf ceux qu’Allah a préservé. Et les seuls qu’Allah a préservés de l’erreur en ce qui concerne le message et la révélation sont les prophètes. En dehors des prophètes, personne, ni les compagnons, ni les savants qui sont venus après eux, sont préservés de l’erreur.

Mais quand il s’agit de gens de science sur la Sounnah, qui ont défendu la Sounnah, dont leur fondement est la Sounnah et la défense de la vérité, alors on leur trouve des excuses. Et on invoque pour eux, bien qu’on répond à leur erreur. Attention, respecter les savants cela ne veut pas dire se taire sur leurs erreurs. Ça, ce n’est pas un respect. Ça c’est se taire sur la vérité. C’est laisser le faux se répandre. Car l’erreur d’un savant, elle se répand partout. Du fait que les gens le respectent, du fait que les gens l’admirent, du fait que les gens l’ont pris comme exemple, comme Allah nous l’a ordonné d’ailleurs. Donc l’erreur du savant elle est plus à même à être démontrée. Mais elle doit être démontrée avec science, preuve et respect, sans dévaluer la personne. L’objectif doit être de démontrer la vérité et non pas une attaque personnelle. Même ça c’est quand on parle d’un savant de la Sounnah. Même quand on attaque un innovateur ou un égaré. L’objectif n’est pas l’attaque de sa personne. L’objectif est de défendre la vérité, d’exposer la vérité et non pas de rabaisser une personne en soi, il n’y a aucun intérêt.

Nous tirons du dernier passage du chapitre d’An-Nawawi concernant son livre, les 40 hadiths, 7 points. Nous tirons 7 points.

• Premier point, que ce livre réunit une quarantaine de hadiths. Ce livre réunit une quarantaine de hadiths, 42 exactement.
• Deuxième point, que ces 40 hadiths ne sont pas spécifiques à un chapitre parmi les chapitres de la religion, mais ils parlent de tous les chapitres de la religion.
• Troisième point, chaque hadith parmi les hadiths qui sont cités est un grand fondement que les savants ont qualifié d’être une base de l’Islam.
• Quatrièmement, que tous les hadiths qu’il a cités, ils les considèrent lui, an-Nawawi, comme étant acceptables ou authentiques.
• Cinquièmement, que la plupart des hadiths qui y sont cités sont dans Al-Bukhari et Muslim ensemble, ou bien dans l’un des deux. Et en réalité, ils sont 29 hadiths qui sont cités dans Al-Bukhari et Muslim ou dans Al-Bukhari ou Muslim.
• Sixièmement, c’est qu’il a enlevé les chaines de transmission pour faciliter.
• Septiement, c’est qu’il a suivi tout cela par un chapitre pour expliquer les mots difficiles du hadith. Mais ce chapitre-là, on l’a plu dans les versions qui sont avec nous aujourd’hui.

Donc on verra le premier hadith insha Allah dans le cours prochain.

والله تعالى أعلى وأعلم
وصل الله على محمد وعلى آله وصحبه وسلم

Hadith 01 : Les actes ne valent que par les intentions

Donc nous avons commencé la semaine dernière l’introduction sur le livre les 40 hadiths de al-Hafidz An-Nawawi باذن الله .

Nous allons commencer à lire le premier hadith qu’il a énoncé dans son livre ou qu’il a cité dans son livre.

Donc le hadith de ‘Omar ibn al-Khattab, du prince des croyants, Abu Hafs ‘Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه a dit : J’ai entendu le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dire : Les actes ne valent que par les intentions pour lesquels ils ont été accomplis. Et chaque personne ne sera rétribuée qu’en fonction de son intention. Quiconque émigre pour Allah et Son messager verra son émigration compter pour Allah et Son messager. Quant à celui dont l’émigration est accomplie pour acquérir quelque chose de ce bas-monde, ou dans le but d’épouser une femme, alors son émigration n’aura d’autre rétribution que ce pour quoi elle a été accomplie.

Ce hadith, avec ce texte là que l’on a cité, il n’est ni dans Al-Bukhari et Muslim exactement comme ça. En fait, c’est un hadith composé de deux hadiths qui sont dans sahih Al-Bukhari. C’est un hadith, ici, la manière dont il est cité, c’est deux hadiths authentiques qui sont dans sahih Al-Bukhari. Et ils ont été composés des deux en un hadith ici dans « al-Arba’in ».

Dans la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم, les actes ne valent que par les intentions. An-niyah ( النية ) dans la législation islamique, c’est la volonté du cœur de faire un acte pour s’approcher d’Allah. C’est la volonté du cœur de faire un acte pour s’approcher d’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى. Et cette niya, cette intention, elle est de trois degrés ou de trois types.

Son premier degré, c’est l’intention pour laquelle on fait l’acte. C’est-à-dire, cette intention qui différencie un acte d’un autre, dont l’image apparente est commune. Un exemple simple, une personne se lave parce qu’il a envie de se rafraîchir ou se nettoyer. Une autre personne se lave dans l’intention d’être en état de pureté majeure, ou de dégager de lui l’état d’impureté majeure. En apparence, c’est la même œuvre, mais ce qui différencie l’un de l’autre, c’est quoi ? L’intention. Donc, le premier degré, c’est l’intention de l’action. Celle avec laquelle on différencie une adoration d’un acte de la vie courante, et celle avec laquelle on différencie les adorations entre elles aussi.

La deuxième, le deuxième degré, c’est l’intention pour qui on fait cette action. C’est-à-dire, le fait que l’on veuille par cet acte le visage dans l’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى, et rien d’autre. Est-ce qu’on fait cette action pour Allah, ou pour autre que Lui, ou pour Allah et autre que Lui ? C’est-à-dire, on lui a donné un associé dans l’acte qu’on a fait, ce qu’on nomme l’ostentation, par exemple.

Le troisième degré, c’est l’objectif pour lequel on a fait cet acte. Quelle récompense en attend-on ? Est-ce qu’on en attend une récompense dans ce bas-monde ? Ou est-ce qu’on en attend une récompense dans l’eau de là ? Ou est-ce qu’on en attend une récompense dans ce bas-monde et dans l’au-delà ?

Donc, l’intention, elle est de combien de degrés ? Trois degrés. L’intention dans l’acte. L’intention pour qui on fait l’acte, et l’intention pour quoi on fait l’acte ? Pour quel objectif, pour quelle récompense, quelle rétribution on fait cet acte ? Ces trois cas sont partis de “an-niyah”, l’intention.

Quand le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit : « Les actes ne valent que par les intentions pour lesquelles ils ont été accomplis, et chaque personne ne sera rétribuée qu’en fonction de son intention ».

Ici, on a deux phrases complètes qui chacune comportent une information complète. La première phrase, c’est l’information du statut juridique sur l’acte accompli. « Les actes ne valent que par les intentions ». La deuxième phrase, elle porte l’information sur le statut juridique de la personne qui a accompli l’acte. ( Et chaque personne ne sera rétribuée qu’en fonction de son intention ».

Ici, on a deux phrases complètes qui chacune comportent une information complète. La première phrase, c’est l’information du statut juridique sur l’acte accompli. « Les actes ne valent que par les intentions ». La deuxième phrase, elle porte l’information sur le statut juridique de la personne qui a accompli l’acte. ( Et chaque personne ne sera rétribuée qu’en fonction de son intention ».

Puis, le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, après avoir exposé cela, a voulu donner un exemple pratique de cette règle. Quel est cet exemple pratique ? « Quiconque émigre pour Allah et Son messager, verra son immigration comptée pour Allah et Son messager ».

Donc, celui dont son immigration est pour Allah et son messager, dans son intention et dans son objectif, alors il aura comme résultat ce pourquoi il a eu l’intention de faire cet acte. C’est-à-dire que sa récompense incombera à Allah et qu’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى acceptera son acte. C’est ça la compréhension pratique de la première phrase ou des deux premières phrases qui sont citées. Donc, son action sera acceptée par Allah et il sera récompensé pour son acte.

Par contre, quant à celui dont l’immigration est accomplie pour acquérir quelque chose de ce bas-monde ou dans le but d’épouser une femme, alors son émigration n’aura d’autre rétribution que ce pour quoi elle a été accomplie. C’est-à-dire que cette émigration n’a pas été accomplie pour Allah et pour Son message mais pour d’autres objectifs. Le premier objectif c’est le commerce et le deuxième objectif c’est le mariage.

Pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم a cité ici, a donné comme exemple la hijra ( هجرة ) ? Premièrement, l’image, l’apparence de l’acte est la même, une personne quitte un endroit pour un autre, n’est-ce pas ? Dans l’apparence de l’acte, on ne peut pas savoir la réalité de son acte, entre celui qui la fait pour Allah et Son messager, entre celui qui la fait pour commercer, entre celui qui la fait pour se marier, entre celui qui la fait pour un autre objectif. Donc avec cet exemple il a bien démontré que l’intention différencie dans la valeur et l’acceptation de l’œuvre de même qu’elle différencie dans la valeur et l’acceptation de celui qui commet l’œuvre, celui qui pratique l’œuvre. Bien qu’en apparence c’est la même chose.

Deuxièmement, il faut savoir que les Arabes à l’époque du Prophète صلى الله عليه وسلم, ils aimaient beaucoup leur terre, ils aimaient leurs pays, leurs contrées, ils y étaient très attachés. Ils se vantaient même de la terre de leurs ancêtres. Et quand l’Islam est venu instaurer cette adoration qui est la Hijra, délaisser une terre de mécréance vers les terres d’Islam, c’était quelque chose qui n’était pas connu chez les Arabes de quitter leur terre comme ça pour rien. Ils la quittaient que s’il avait une nécessité. Aller commercer et revenir, ou bien combattre, ou bien parce qu’ils se sont fait expulser par des envahisseurs, sinon ils ne sortent pas de leur terre. Donc cette adoration, cet acte précisément, au temps du Prophète صلى الله عليه وسلم, il est venu différencier entre les musulmans et les mécréants. Les musulmans sont ceux qui faisaient l’hégire pour Allah et les mécréants c’est ceux qui restaient dans leur terre avec leur mécréance. Donc c’était un acte vraiment spécifique au musulman à cette époque-là. Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a voulu démontrer que cet acte aussi, qui est spécifique au musulman, s’il n’est pas fait avec la bonne intention, alors la personne ne sera rétribuée que ce pour quoi il a accompli cet acte. L’exemple ici est donné pour la Hijra, mais c’est valable pour toutes les adorations. Toutes les autres adorations sont à l’exemple de la Hijra concernant cette règle religieuse.

Le deuxième hadith, d’après ‘Omar ibn al-Khattab aussi رضي الله عنه, il a dit : Alors que nous étions assis un jour auprès du messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, apparu soudain parmi nous une personne portant des habits tout blanc, ayant des cheveux très noirs, aucune trace d’un long voyage ne paraissait sur lui et aucun parmi nous ne le connaissait. Il s’avança et s’assit près du Prophète صلى الله عليه وسلم, il appuya ses genoux, contre les siens, posa les paumes de ses deux mains sur ses deux cuisses, et il dit : Ô Muhammad, informe-moi sur l’Islam. L’Islam, répondit le Prophète صلى الله عليه وسلم, c’est que tu témoigne qu’il n’y a nulle divinité digne d’être adorée si ce n’est Allah, que Muhammad est le messager d’Allah, que tu accomplisses sa salat, la prière, que tu donnes la zakat, l’aumône légale, que tu jeûne le mois de Ramadan, et que tu fasses le pèlerinage à la Maison si tu en as les capacités. L’étranger dit : Tu as dit vrai. Nous nous sommes alors étonnés de cette situation, il le questionne, puis il l’approuve. L’étranger dit : Informe-moi donc sur la foi, al-Iman. Al-Iman, répondit le Prophète صلى الله عليه وسلم, c’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses envoyés, au jour dernier et que tu crois dans le décret qu’il s’agisse dans son bien ou dans son mal. L’étranger dit : Tu as dit vrai. Puis, l’étranger dit : Informe-moi sur al-Ihsan (qu’on pourrait traduire par la perfection et la bienfaisance et on va voir après). La perfection, ajouta-t-il, informe-moi sur la perfection, ajouta-t-il. Le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم de répondre : c’est que tu adores Allah comme si tu le voyais, car si toi tu ne le vois pas, lui te voit. L’étranger dit alors : Informe-moi sur l’heure de la résurrection. Celui qui est interrogé n’en sait pas plus que celui qui interroge, lui répondit le Prophète صلى الله عليه وسلم. L’étranger dit : Informe-moi sur ses signes précurseurs. Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse, et quand tu verras les va-nu-pieds, les déguenillés, et les gueux gardiens de bêtes rivaliser dans l’élévation des constructions, répondit le Prophète صلى الله عليه وسلم. Puis l’homme s’en alla. Je restais un bout de temps sans rien demander sur cette affaire (ça c’est ‘Omar qui parle). Je restais un bout de temps sans rien demander sur cette affaire. Puis l’envoyé d’Allah صلى الله عليه وسلمme dit : Sais-tu qui es venu m’interroger ? Allah et Son envoyé le savent mieux que moi, lui dis-je. C’est l’ange Djibril qui est venu vous enseigner votre religion.

Ce hadith à lui tout seul, on pourrait en faire des cours pendant deux ans mais l’objectif ici c’est d’en comprendre le sens général. Ce hadith il est rapporté par l’Imam Muslim رحمه الله. Et dans la version qu’al-Hafidz An-Nawawi rapporte, il y a certains mots que l’on ne trouve pas dans les versions manuscrites ou imprimées de Sahih Muslim. Mais il est possible qu’elles aient pu exister dans les imprimés ou dans les manuscrits anciens, pas d’imprimés, dans les manuscrits anciens. Quelques mots comme “جلوس“, nous étions assis auprès, cette phrase, ce mot assis, il n’est pas dans les versions de Sahih Muslim qui existent entre nos mains aujourd’hui. Pareil, la parole قال لي يا عمر ” : il m’a dit, “m’a”, ce “لي” pareil, dans les versions existantes aujourd’hui on l’a pas, on a juste “قال ” : il a dit. Quoi qu’il en soit, ça c’est juste pour la précision du hadith.

Donc, on voit dans ce hadith de ‘Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه , que les compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم avaient l’habitude de venir s’asseoir autour de lui pour profiter de ses enseignements, pour le questionner, pour vivre au quotidien avec lui les événements, pour après, nous les transmettre comme ils nous sont arrivés aujourd’hui.

Parmi ces événements-là, un jour ils étaient assis auprès de lui, un homme est arrivé, ils ne le connaissent pas. Ce n’est pas un homme qu’ils ont l’habitude de croiser. Donc, ils se sont dits, ça doit être un étranger. Mais le souci, c’est que ce vêtement était impeccable. Et ses cheveux étaient tout noirs. C’est-à-dire, il n’y avait aucune trace de voyage sur lui. C’est-à-dire, et on ne le connaissait pas, et il n’avait pas de trace de voyage sur lui. Donc, il était étrange pour eux. Cet homme-là est venu, il s’est assis et il a mis ses genoux contre les genoux du Prophète صلى الله عليه وسلم. Et il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète صلى الله عليه وسلم. Même comme il est venu, dans la version de Abou Houreira et Abou Dharr, dans an-Nasa’i, avec une chaîne de transmission authentique, où c’est clairement dit : il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète صلى الله عليه وسلم. Parce qu’ici, dans cette version, il a dit qu’il a posé ses mains sur ses cuisses. “Ses”, on n’arrive pas à savoir si c’est ses propre cuisses ou les cuisses du Prophète صلى الله عليه وسلم, n’est-ce pas. Mais dans la version de an-Nasa’i, il est dit clairement, il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète صلى الله عليه وسلم. Donc ça aussi, ça a étonné les compagnons, cette proximité. Un étranger vient, il colle ses genoux au Prophète صلى الله عليه وسلم, il met ses mains sur ses cuisses. Ce n’est pas n’importe qui qui met les mains sur les cuisses de quelqu’un. C’est qu’il est proche de lui. Il le connaît, n’est-ce pas ?

Puis il lui a dit : informe-moi sur l’Islam. Et le Prophète صلى الله عليه وسلم de lui répondre sur les cinq piliers de l’Islam. Ceci, on va l’expliquer dans le prochain hadith. Dans le hadith numéro 3, qui parle des cinq piliers de l’Islam, insha Allah.

Puis, il lui a dit, informe-moi sur al-Iman, sur la foi. Et au Prophète صلى الله عليه وسلم de répondre. C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses envoyés, au jour dernier et à la destinée qu’elle soit bonne ou mauvaise. Al-Iman, dans la législation islamique, il peut avoir plusieurs sens. Un sens général, un sens précis. Le sens général d’al-Iman, c’est toute la religion avec laquelle a été envoyée le Prophète صلى الله عليه وسلم. C’est la religion qui a été révélée au Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم. Et la réalité de cela c’est de reconnaître de manière certaine en adorant Allah سبحانه وتعالى, la législation de Muhammad صلى الله عليه وسلم, que ce soit de manière à ce que l’on fait cela comme si on voyait Allah, si on ne le peut pas, alors en ayant conscience qu’Allah nous observe. Ça c’est la définition générale d’al-Iman. C’est-à-dire la pratique de la religion de la meilleure des manières, en résumé c’est ça. La pratique de toute la religion révélée au Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم avec perfection, avec perfection. Mais ici, c’est un sens précis qui est voulu d’al-Iman. Ce qui veut dire les croyances internes. Et ce sens précis, il est voulu quand al-Iman il est cité en même temps que l’Islam et l’Ihsan. C’est-à-dire, Iman et Islam et din (دين), ce sont des mots quand ils sont cités de manière séparés, ils ne sont pas unis ensemble dans un même texte, ils sont synonymes l’un de l’autre. Al-Iman, c’est la religion avec laquelle est venu le Prophète صلى الله عليه وسلم, l’Islam aussi et le din aussi. N’est-ce pas ? Par contre, quand ils sont réunis, l’Islam prend un sens plus précis qui sont les actes apparents et al-Iman prend un sens plus précis qui sont les croyances cachées intérieures, qui sont les croyances intérieures. Et c’est cela qui est voulu ici dans ce texte.

Puis le Prophète صلى الله عليه وسلم a cité les six piliers de la foi. Ça aussi, à lui tout seul, on pourrait les expliquer longtemps. Je vous encourage à revenir à une explication que j’ai faite en 10 cours qui est l’explication du livre de Cheikh Mohammed ibn Salih al-‘Othaymine (عقيدة أهل السنة والجماعة), “la croyance des gens de la Sounnah et du groupe des musulmans”. Ce livre-là, en fait, il explique les six piliers de la foi. Donc, le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a cité que les piliers de cette foi là, c’est-à-dire ces bases essentielles sur lesquelles le reste des points de la foi reposent, sont au nombre de six. La croyance en Allah, la croyance aux anges, la croyance en Ses livres révélés, la croyance aux messagers et aux envoyés, la croyance au jour dernier et la croyance au destin bon ou mauvais provenant d’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى.

Puis, dans le hadith, Djibril a dit : Informe-moi sur al-Ihsan. Et au messager d’Allah صلى الله عليه وسلم de répondre : c’est le fait que tu adores Allah comme si tu le voyais, car si toi tu ne le vois pas, lui te voit. Al-Ihsan, il peut avoir aussi deux sens. Le premier sens, c’est le fait de faire parvenir le bien. Et ceci n’est spécifique qu’aux créatures, car nous, on ne peut pas faire du bien à Allah. On ne peut ni lui nuire, ni lui faire du bien. Donc là, on pourrait le traduire par la bienfaisance. C’est pour ça que traduire al-Ihsan, ici, par la bienfaisance, c’est une erreur. Car on ne peut pas être bienfaisant envers Allah. La bienfaisance elle est spécifique envers les créatures. Et ceci concerne tous les types de bien et de bienfaisance et de bonté et de miséricorde envers les créatures d’Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى. Le deuxième sens d’al-Ihsan, c’est al-itqan ( الإتقان ), la perfection. La recherche de la perfection. Al-itqan, et ceci, cela peut être autant pour Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى, c’est-à-dire qu’on fasse nos adorations et nos actes de dévotion de manière à chercher la perfection dans la manière de les accomplir. Comme si tu voyais Allah. Si tu adores Allah comme si tu le voyais. Comment tu vas faire ton acte? Si tu n’arrives pas à le faire comme si tu Le voyais, alors au moins sache qu’Il te voit. Il te surveille. Au moins, si tu n’arrives pas à le faire comme si tu Le voyais par espoir, par amour, alors au moins par crainte. Tu sais qu’Il te surveille تَبَارَكَ وَتَعَالَى. Tu sais qu’Il te surveille, qu’Il te voit. Et cette perfection, elle peut se manifester aussi pour les créatures. Donc quand c’est pour Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى c’est le fait de parfaire ses aspects extérieurs et intérieurs dans la manière dont on adore Allah, comme si on le voyait, ou en se sentant surveillés par Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى. Et chercher la perfection dans nos interactions avec les créatures, c’est le fait de leur donner leurs droits et leur dus. Donc c’est pour ça qu’on pourrait traduire au mieux al-Ihsan par la perfection, plutôt que la bienfaisance, qui est quelque chose de spécifique envers les créatures seulement et non pas envers Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى wa Allahu a’lam.

Puis dans le hadith, Djibril عليه السلام dit : informe-moi sur l’heure. Et voilà que le Prophète صلى الله عليه وسلم répond : Celui qui est questionné n’en sait pas plus que celui qui questionne. Celui qui est questionné n’en sait pas plus que celui qui questionne. Alors il lui dit : Donne-moi alors des signes de l’heure, des signes précurseurs, et le Prophète صلى الله عليه وسلم lui en a cité deux. Le Prophète صلى الله عليه وسلم lui en a cité deux, parmi les signes de l’heure qui sont nombreux. Il y a des savants qui ont fait des livres exprès qui parlent des signes de l’heure, que ce soit anciennement ou parmi les savants contemporains, ou les chercheurs contemporains. Parmi les livres dans lesquels on retrouve les signes de l’heure, c’est at-tadhkirah ( التذكرة ) d’al-Qurtibi, qui parle de tout ce qui concerne la vie après la mort, et il parle justement des signes de l’heure. Parmi les contemporains, il y a plusieurs qui ont écrit dans ce domaine, il y a même un sheikh ici des Émirats, le sheikh Mohammed al-Ghaith, il a fait son doctorat au Maroc sur les signes de l’heure. Donc là il en a cité que deux, il faut savoir que les signes de l’heure sont très nombreux. Il y a des petits signes, des signes moyens et des grands signes. Et les grands signes, leur particularité c’est que quand ils arrivent ils s’enchaînent tous. Quand l’un arrive, le reste s’enchaîne. Alors que les petits signes, il peut y avoir un grand laps de temps entre l’un et l’autre. Et un des derniers petits signes, c’est l’avènement du Mahdi. Car juste après, c’est à ce moment-là que ‘Issa عليه السلام descendra etc., etc. Donc les grands signes s’enchaîneront. Donc ici le Prophète صلى الله عليه وسلم a cité deux signes parmi les signes de l’heure. Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse, et quand tu verras les va-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, rivaliser dans la hauteur de leurs constructions.

Puis ‘Omar ibn al-Khattab cite que l’homme s’en alla. Et quand ‘Omar est resté comme ça, sans rien demander sur cette assise, et comme il est venu d’une manière authentique, dans la version de Abu Daoud, de manière authentique, que cette période où il est resté sans rien demander, c’était trois jours. Après ces trois jours, le Prophète صلى الله عليه وسلم est venu le voir et lui a dit : Sais-tu qui est cette personne, ce questionneur ? Et ‘Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه de lui répondre : Allah et Son messager le savent mieux. Cette formulation était une habitude des compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم, quand on les questionnait : Quel jour on est ? Connaissez-vous ceci ? Connaissez-vous cela ? Ça c’est une pédagogie du Prophète صلى الله عليه وسلم pour enseigner. Questionner pour attirer l’attention de l’étudiant. Et ils répondaient, ils avaient l’habitude de répondre : Allah et Son messagers le savent mieux.

Maintenant, une question. Est-ce qu’après la mort du Prophète صلى الله عليه وسلم, il est légal de dire… Quelqu’un par exemple vient te voir aujourd’hui, te pose une question, tu dis : Allah et Son messagers le savent mieux. Est-ce qu’on peut dire ça ? S’il s’agit de choses, de statuts juridiques, halal, haram, sounnah, bid’a, nafila, etc, mustahab, makruh, on peut dire : Allah et Son messagers le savent mieux. Car effectivement même si le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم est mort, mais ces choses, c’est lui qui les connaît mieux que nous. N’est-ce pas ? Par contre, s’il s’agit de choses, de la vie courante, qui ne sont pas des statuts juridiques : est-ce que tu as vu Mohammed aujourd’hui ? tu sais où est Mohammed aujourd’hui ? Allah et Son messagers le savent mieux, non ! Le messager, il ne sait pas ça. Il est mort le Prophète صلى الله عليه وسلم, il ne connaît pas où il est Mohammed aujourd’hui. Donc ça, c’est faux de le dire. Donc, on peut le dire pour les questions religieuses, sur lesquelles il y a un statut juridique, ou sur les questions liées à la croyance, mais on ne peut pas le dire sur les choses de la vie courante. On dit juste Allahou A’lam, Allah sait mieux.

Et ici, le Prophète صلى الله عليه وسلم a démontré à ‘Omar ibn al-Khattab que Jibril, il est venu spécialement pour leur enseigner leur religion, c’est-à-dire les points essentiels de leur religion et les degrés de la religion. Al-Islam, al-Iman et al-Ihsan. On comprend aussi de ce hadith, on peut tirer comme leçon de ce hadith, qu’il fait partie de l’enseignement de poser des questions. Il fait partie de l’enseignement de poser des questions, comment ça ? Parce que le Prophète صلى الله عليه وسلم en parlant de Jibril il a dit : il est venu vous enseigner votre religion. Est-ce que Jibril a dit quelque chose ? Il a rien dit, il a juste posé des questions. Qu’est-ce que l’Islam, qu’est-ce que l’Iman, qu’est-ce que l’Ihsan ? À quand l’heure, quels sont les signes de l’heure ? Il est parti. Comment on peut dire alors qu’il a enseigné ? Car en fait, il a suscité la réponse, pour que les autres membres de l’assise aient la réponse en posant cette question. Donc c’est une forme d’enseignement. On va donner une image contemporaine de cette situation. On est dans une assise, entre frères ou avec des gens peu importe. Et on voudrait faire profiter d’une science, d’une question religieuse, à l’assise. Et on sait que dans cette assise, il y a un savant, ou un étudiant en sciences, dont les gens pourraient profiter. Donc, même si je connais la réponse, je vais lui poser la question. Sheikh, quel est le statut juridique de telle chose ? Moi, je la connais la réponse. Je ne la demande pas pour moi la réponse. Je la demande pour qu’elle soit enseignée pour les autres. C’est ce que Djibril عليه السلام a fait.

Et aussi ça, c’est une chose importante à faire. Quand on est dans une assise avec les gens, pour éviter que les gens transgressent dans leurs paroles concernant les points de la religion, il est toujours bien, si une personne de science est présente dans l’assise de le faire connaître. Non pas en lui faisant des louanges, non pas en le montant devant les yeux des autres. Mais, par exemple, en lui posant une question, comme ça les gens comprennent qu’il y a une personne ici qui connaît la religion. On ne peut pas se permettre de raconter n’importe quoi. On va préférer lui demander. Parfois, dans des assises, il y a des savants. Personne ne sait que c’est un savant. Les gens se permettent de dire, halal, haram, ils discutent, ils polémiquent, ils débâtent. Même si le savant il leur dit : c’est pas comme ça. Il dit : qu’est-ce que t’en sait ? Il élève sa voix sur lui, il ne le respecte pas. Parce qu’il ne sait pas qui il est. Donc, c’est pour ça que c’est important aussi d’avoir cette démarche-là. Dans une assise où il y a une personne qui a une science dont les gens pourraient profiter, on le fait savoir aux gens. Comment ? En lui posant la question par exemple.

Pas besoin de… On ne va pas dire, lui, c’est un sheikh, etc. C’est pas permis de faire des éloges à quelqu’un devant lui, sauf avec nécessité, sauf quand il a besoin. C’est déjà arrivé au temps du Prophète صلى الله عليه وسلم, qu’il a fait des éloges à Abu Bakr devant lui. Ça, c’est dans le cas où on sait que la personne ne sera pas touchée par ces éloges et pour défendre son honneur, par exemple. Quelqu’un a attaqué son honneur, là on fait ses éloges. En réponse à celui qui a attaqué son honneur. Mais sinon, à la base, on ne fait pas les éloges de quelqu’un devant lui. On fait ses éloges quand il n’est pas là. Pour éviter d’être une tentation pour lui. Pour éviter que ce soit une arme que shaytan utilise contre lui et que cette personne après, il se forge des illusions sur lui-même ou bien ne serait-ce qu’une pointe d’orgueil entre dans son cœur ou bien même si rien de tout cela, mais qu’il apprécie les louanges des gens. En vérité, un croyant sincère, il n’a que faire des louanges des gens et il n’a que faire de leur critique. Il parle et il agit en fonction de ce qui va plaire à Allah تَبَارَكَ وَتَعَالَى même si le monde entier est contre lui.

Malheureusement, aujourd’hui, même dans le monde de l’Islam et dans le cercle des musulmans pratiquant même des étudiants, certains sont touchés par cela. “Ah moi j’ai plus de suiveurs. Ah nous on est beaucoup donc en raison…” La vérité elle n’a jamais été du côté du nombre. La vérité elle n’a jamais été du côté du nombre. Allah, dans le Coran, quand il parle de la majorité, souvent c’est pour la blâmer. Non pas pour lui faire des éloges. Il se peut qu’à une époque parmi les époques, les gens de la vérité soient en plus grand nombre. Mais en général, en général, ils sont en plus petit nombre, par rapport aux gens faux.

D’après Abou Abd ar-Rahman, Abdoullah ibn ‘Omar ibn Al-Khattab رضي الله عنهما , l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit : L’Islam a été bâti sur cinq piliers. L’attestation qu’il n’y a nulle divinité digne d’être adorée si ce n’est Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, l’accomplissement de la salat, de la prière, l’acquittement de la zakat, l’aumône légale, le pèlerinage à la Maison sacrée et le jeûne du mois de Ramadan. Ce hadith, il a été rapporté par Al-Bukhari et Muslim et celui qu’on a cité maintenant, c’est celle de Muslim. La version d’Al-Bukhari, le Hajj il est cité avant le Ramadan. Où là on a cité le Hajj avant le Ramadan. Celle de Muslim, le jeûne il est cité avant le Hajj. Et ici, la chaine d’Al-Bukhari le Hajj il est cité avant Ramadan, avant le jeûne de Ramadan. Et dans la version de l’Imam Muslim, il n’y a pas البيت (la maison) ou حج البيت (hajj à la Maison) Il y a juste al-Hajj, sans la Maison. Ici, le Prophète صلى الله عليه وسلم, montre que l’Islam est bâti sur quatre ou sur cinq piliers principaux.

Sur cinq fondements et piliers principaux. Et ici, l’Islam, on a dit il a deux sens. Il a un sens général, qui est dans le même sens que le sens général de l’Iman. Et il a un sens précis, qui est les actes apparents, les actes apparents. Donc, le Prophète صلى الله عليه وسلم, les a cités ici, un par un, les cinq piliers de l’Islam. La double attestation de foi que la personne prononce pour rentrer en Islam avec sa langue. Ceci est une obligation. La foi d’une personne n’est pas acceptée sans qu’il la prononce avec sa langue, sauf celui qui n’est pas capable, le muet, mais on accepte de lui toute chose qui va dans le même sens. C’est-à-dire si quelqu’un dit, moi je suis croyant et il ne veut pas prononcer la double attestation de foi, ça ne suffira pas, sa foi ne sera pas acceptée. Il faut qu’il prononce la double attestation de foi. Car comme a rapporté Al-Bukhari رحمه الله, il a dit : J’ai rencontré 300 parmi les savants, ils ont tous dit la foi, c’est une parole et des actes. La parole du cœur, la parole de la langue, les actes de la langue, du cœur et du corps. La parole du cœur, c’est quoi ? C’est at-tasdiq, le fait de croire, de rendre vrai. La parole de la langue, c’est la double attestation de foi. Les actes du cœur, c’est l’amour, la crainte, la confiance totale, etc, l’espoir. Les actes de la langue, c’est par exemple l’évocation d’Allah, les invocations, les évocations qu’on dit avec la langue. Et les actes du corps, c’est la salat, le jeûne, le pèlerinage, la zakat, etc. Voilà la foi : c’est des paroles et des actes. Donc le Prophète صلى الله عليه وسلم a montré ici que l’Islam il est bâti sur cinq piliers : la double attestation de foi, l’accomplissement de la salat, ici il parle de quelle salat ? Les cinq prières qui sont faites en jour et nuit, les cinq prières obligatoires. On ne parle pas des autres prières, ici, dans les piliers de l’Islam. L’acquittement de la zakat, on parle ici de zakat qui est obligatoire, on ne parle pas de zakat al-fitr, même si elle est obligatoire, mais elle ne fait pas partie des piliers de l’Islam zakat al-fitr. Le jeûne du mois de Ramadan, donc c’est spécifique au mois de Ramadan, même si il y a d’autres jeûnes qui pourraient être obligatoires comme les jeûnes d’expiation ou autres. Et le pèlerinage, au moins une fois dans la vie, à la Maison sacrée.

والله تعالى أعلى وأعلم
وصل الله على محمد وعلى آله وصحبه وسلم

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