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Questions – réponses

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Famille, Femme & Société
Numéro:
13185
Vues : 11
Publié le : 07 mars 2026

Affiliation à un père non musulman

Question :

As-Salam ‘alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh. Noble cheikh, qu’Allah soit bienfaisant envers vous et qu’IL bénisse vos efforts. Pourriez-vous répondre à ma question ci-dessous ? BarakAllahou fikoum :

Mes parents ne sont pas musulmans qu’Allah les guide, j’étais déjà dans le ventre de ma mère lorsqu’ils se sont mariés à la mairie. Et je voulais savoir si je devais garder le nom de mon père ou plutôt changer pour prendre celui de ma mère et du coup changer également le nom de mes enfants, car je ne sais pas si le jugement d’un enfant hors mariage est différent concernant un nom musulman. Jazakoumou Llahou kheiran

Résumé de la réponse :

Si votre père vous a reconnu ou que vos parents se considéraient comme mari et femme, la filiation est reconnue.

En effet, puisque chez les mécréants, la reconnaissance du père est suffisante pour confirmer la filiation et que la reconnaissance est survenue alors qu’aucun autre homme ne réclame cette filiation, alors il est votre père.

De même si vos parents vivaient ensemble en se considérant comme mari et femme et du fait que chez les mécréants, ce type d’union est comme « un mariage », la filiation est donc confirmée.

Réponse :

Wa ‘alaykoum as-salām wa rahmatoullāh wa barakātouh,

Si votre père vous a reconnu ou que vos parents se considéraient comme mari et femme, la filiation est reconnue.

En effet, puisque chez les mécréants, la reconnaissance du père est suffisante pour confirmer la filiation et que la reconnaissance est survenue alors qu’aucun autre homme ne réclame cette filiation, alors il est votre père.

De même si vos parents vivaient ensemble en se considérant comme mari et femme et du fait que chez les mécréants, ce type d’union est comme « un mariage », la filiation est donc confirmée.

Voici une réponse de Cheikh Ibn Othaymin رحمه الله :

“ Question : Une personne nous questionne sur un terrible problème concernant la majorité de ceux qui entrent dans l’Islam. Il s’agit des actes d’adultère qu’ils commettaient avant de se convertir.

Il s’interroge à propos du fléau de la fornication, dont très peu de nos frères et sœurs ont été épargnés. Cela a entraîné la naissance de beaucoup d’enfants.

Donc ceux qui sont nés à la suite de telles relations, ont-ils droit à une pension que leurs pères seraient dans l’obligation de verser, sachant qu’il n’y avait pas d’acte de mariage conclu entre les parents ?

Réponse : Concernant ceux qui ont eu des rapports, alors qu’ils n’étaient pas musulmans, s’ils sont convaincus que cette union a été conclue suite à un acte qu’ils estiment authentique, même si légalement (au regard de l’islam) cet acte est nul, les enfants sont affiliés à l’homme.

Par exemple : Un individu, non-musulman, a convenu avec une femme d’être son mari. Elle a accepté, et ils considéraient cela comme un acte de mariage. Puis, ils se sont convertis. Dans ce cas-là, nous disons qu’ils sont mariés, et qu’il est inutile de renouveler l’acte. Les enfants qu’ils ont eus leur sont affiliés. Sauf si elle ne peut être une épouse (légale) au regard de l’islam.

Comme le cas de celui, qui, par exemple, était (à l’origine) mazdéen (majûs, adorateur du feu) et qui avait épousé sa sœur – car les mazdéens permettent les mariages illégaux –, donc s’il a épousé sa sœur lorsqu’il n’était pas musulman, puis s’est converti, et elle aussi, il devient impératif qu’ils se séparent, parce qu’à ce moment-là elle ne lui est plus licite.

Quant aux personnes que tu as décrites, nous leur disons : si vous croyiez que votre situation avec ces femmes était une situation de mariage officiel, ce n’est donc pas [considéré comme] un cas d’adultère, et les enfants sont les vôtres.

Et si vous pensiez que vous étiez dans l’adultère, mais vous considériez [tout de même] ces enfants, avant votre conversion, comme étant les vôtres, ils le restent alors au moment où vous devenez musulmans, tant qu’il n’y a personne pour le contester.

Et si vous ne les considériez pas comme étant vos enfants, alors ils ne pourront pas être considérés comme les vôtres (après votre conversion).

Pour ce qui est du versement de la pension, cela dépend de la manière dont on les considère : si nous décrétons que ce sont leurs enfants, le versement de la pension est obligatoire. Dans le cas contraire, cela ne leur est pas imposé. ” (Liqâ al-bâb al-maftoûh, 63/75)

Toutefois, Allah ﷻ est Le plus savant.

Source : www.dourous-sounnah.com

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