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Questions – réponses

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Santé & mal occulte
Numéro:
13714
Vues : 35
Publié le : JJ MM AAAA

Fils touché par un mal occulte depuis son mariage

Question :

As-Salam ‘alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh. Noble cheikh, qu’Allah soit bienfaisant envers vous et qu’IL bénisse vos efforts. Pourriez-vous répondre à ma question ci-dessous ? BarakAllahou fikoum :

Mon fils s’est marié il y a quelques mois. Après le mariage, nous avons découvert plusieurs éléments importants qui n’avaient pas été révélés avant l’union.

Parmi ces éléments, son épouse a reconnu l’existence dans sa famille de recours à la sorcellerie, à des pratiques occultes par sa mère et sa tante.

Depuis cette union, mon fils a changé de manière extrêmement brutale : éloignement soudain de sa famille, échec dans ses études universitaires et son sport, fatigue psychologique importante, forte dépendance émotionnelle envers son épouse, perte progressive de son équilibre, de sa lucidité et de sa sérénité.

Mon fils est aujourd’hui atteint d’un mal occulte confirmé par plusieurs roqyas. Depuis ce mariage, sa situation familiale, psychologique et spirituelle s’est profondément dégradée.

Je suis une mère très attachée au mariage et je ne souhaite pas détruire un foyer injustement. J’ai beaucoup prié salat al-istikhara et demandé à Allah de guider mon cœur. Malgré cela, mon inquiétude concernant cette union ne cesse d’augmenter.

Ma question est donc la suivante : Dans une situation où une mère voit son fils perdre progressivement son équilibre, son discernement, son lien familial et sa stabilité après un mariage construit sur des vérités importantes qui lui avaient été cachées, lui est-il permis religieusement d’insister pour qu’il se sépare ? Peut-elle demander le divorce afin de protéger son fils et sa famille d’un mal qu’elle considère désormais comme trop lourd et destructeur ?

BarakAllahou fikoum pour votre temps et vos conseils.

Résumé de la réponse :

Une mère ne peut pas prononcer le divorce à la place de son fils, car cela relève du mari ou d’un juge islamique. Cependant, si elle constate un réel préjudice (religieux, psychologique ou familial), il lui est permis de le conseiller et de chercher à le protéger avec sagesse.

Dans une situation de changements graves et soupçons de sorcellerie ou d’emprise, il faut rester prudent, vérifier les causes réelles et aider la personne par la roqya, les invocations et le rappel à Allah.

Si le danger est avéré et persistant, l’affaire peut être portée à une autorité compétente pour examiner une éventuelle séparation selon la charia.

Réponse :

Wa ‘alaykoum as-salām wa rahmatoullāh wa barakātouh,

Une mère ne peut pas décréter elle-même le divorce de son fils, car le divorce appartient au mari ou au juge islamique lorsqu’une intervention judiciaire est nécessaire. Cependant, si elle voit clairement que son fils subit un grand mal, qu’il perd son équilibre, sa religion, sa santé psychologique ou qu’il est exposé à un danger réel dans ce mariage, alors il lui est permis — et même recommandé — de le conseiller sincèrement, de l’alerter et de chercher à le protéger avec sagesse et justice.

Ce que vous mentionnez concernant les changements brutaux de comportement, l’éloignement familial, la détérioration psychologique et spirituelle, ainsi que les éléments graves cachés avant le mariage, sont des choses sérieuses qui ne doivent pas être négligées. Toutefois, il faut également rester prudent et juste, car certaines situations peuvent être aggravées par des suppositions, des interprétations ou des diagnostics inexacts. Concernant la sorcellerie, il est interdit d’accuser qui que ce soit sans preuve, surtout pour un sujet aussi grave. Beaucoup de situations peuvent avoir des causes psychologiques, familiales ou comportementales, et le musulman doit éviter les accusations hâtives, les soupçons injustifiés et les jugements sans certitude. Il convient donc de réunir entre la prudence, la justice et la recherche réelle des causes du mal.

Si votre fils est réellement sous une forte emprise, incapable de réfléchir correctement, ou si le mariage lui cause un préjudice manifeste dans sa religion ou sa vie, alors il faut chercher à l’aider, l’entourer, renforcer sa roqya légiférée, ses invocations, son attachement à Allah, et tenter de lui faire prendre conscience de sa situation avec douceur et sagesse.

Et si la situation devient réellement dangereuse et qu’il refuse toute écoute malgré un préjudice évident, alors l’affaire peut être portée devant un juge islamique ou une autorité religieuse compétente afin qu’elle examine la situation et décide, le cas échéant, d’une séparation ou d’une annulation du mariage selon les règles de la Charia.

Dans les pays qui ne jugent pas avec les lois d’Allah, voici la manière de procéder concernant ce type de conflits et de recours dans cette question : Numéro 12829

Nous demandons à Allah de guider votre fils, de lui accorder clairvoyance, protection et guérison, et de vous aider à agir avec justice, sagesse et miséricorde.

Toutefois, Allah ﷻ est Le plus savant.

Source : www.dourous-sounnah.com

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