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Questions – réponses

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Publié le : 30 janvier 2026
Transactions & Travail

La prévoyance pour les professions libérales

Question :

As-Salam ‘alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh. Noble cheikh, qu’Allah soit bienfaisant envers vous et qu’IL bénisse vos efforts. Pourriez-vous répondre à ma question ci-dessous ? BarakAllahou fikoum :

J’aimerais vous poser une question concernant la prévoyance pour une profession libérale, et savoir si ce type de dispositif est autorisé ou non en islam.

Pour expliquer le contexte : en tant que professionnel libéral, il n’existe pas de véritable prise en charge équivalente à celle des salariés par la sécurité sociale. La prévoyance sert donc à prendre le relais afin de compenser la perte de revenus lorsque l’on est en arrêt maladie prolongé. Concrètement, si la maladie dure au-delà de trois mois, ce dispositif permet de percevoir une indemnisation destinée à remplacer tout ou partie du salaire perdu.

Je souhaiterais savoir si ce mécanisme est conforme aux principes de l’islam, notamment au regard du riba ou de l’assimilation à une assurance classique.

BarakAllahu fikum pour votre éclairage.

Résumé de la réponse :

La prévoyance pour les professions libérales ressemble aux assurances commerciales, lesquelles sont jugées illicites en Islam en raison du gharar et parfois du ribâ. Lorsqu’une assurance est obligatoire par la loi, la personne n’en porte pas la responsabilité religieuse. En revanche, lorsqu’elle est facultative, comme dans le cas de la prévoyance des professions libérales, le principe reste l’interdiction. Comme alternative, il est conseillé d’épargner et d’investir dans des projets licites afin de constituer un filet de sécurité en cas de maladie ou pour la retraite.

Réponse :

Wa ‘alaykoum as-salām wa rahmatoullāh wa barakātouh,

Le dispositif que vous mentionnez s’apparente, dans son fonctionnement, à une assurance chômage ou à une assurance de prévoyance commerciale. Or, les assurances commerciales sont considérées comme illicites en Islam, en raison des éléments qu’elles comportent, tels que le gharâr (aléa excessif) et, selon les cas, le ribâ.

Toutefois, les assurances imposées par l’État ou rendues obligatoires dans un cadre légal ne font pas porter le péché à la personne contrainte d’y souscrire, in châ Allah, car elle n’agit pas par choix mais par nécessité ou obligation légale.

Dans le cas précis de la prévoyance pour les professions libérales, lorsqu’il s’agit d’un contrat facultatif et non imposé, le principe reste celui de l’interdiction, car il s’agit d’un mécanisme assimilable aux assurances commerciales classiques.

Pour plus de détails et une explication approfondie sur la question des assurances en islam, vous pouvez écouter ce cours :

À titre d’alternative, et sans prétendre à l’exhaustivité, il est possible d’envisager une approche différente : mettre de côté une somme chaque mois, puis investir progressivement dans des projets ou biens licites, comme l’immobilier dans des pays où la fiscalité et les contraintes sont limitées.

Ainsi, l’argent épargné peut servir de filet de sécurité en cas de difficulté, de maladie ou pour la retraite, in châ Allah.

Sur plusieurs décennies, les montants versés en cotisations sociales ou en assurances pourraient, dans certains cas, permettre d’acquérir plusieurs biens générant un revenu mensuel, constituant ainsi une source de subsistance plus durable.

Cela reste néanmoins une simple piste de réflexion ; je ne me présente pas comme spécialiste du commerce ni de l’investissement licite, et chaque situation nécessite une étude adaptée à son contexte.

Toutefois, Allah ﷻ est Le plus savant.

Source : www.dourous-sounnah.com

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